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Style sino-vietnamien

Le VÕ est, au Vietnam, un terme populaire mais aussi une authentique institution à la fois culturelle et martiale.

L’art martial vietnamien ou VÕ est le travail de tout un peuple qui en 4000 années d’histoire n’a cessé de lutter pour survivre.

Durant la dynastie de HONG BANG (2879-258 av JC ), l’empereur du pays VAN LANG (ancien nom du Vietnam) réunira la culture, la médecine, la philosophie et l’art martial vietnamien en regroupant ces disciplines sous le nom de VÕ (Võ H?c, Võ Y, Võ Ly).
Plus tard, de 221 av JC à 939 ap JC, le Vietnam sera coloniser par la Chine à la suite de l’invasion des TAN (CHE HOAN TI).
En cette période de difficulté naitra un esprit rebelle et combatif commandés par les Grands Maîtres d’Arts Martiaux du Vietnam (les sœurs Trung, Triêu Trinh Nuong, Ly Nam Dê, Triêu Quang Phuc,…).

Ensuite, l’empereur NGO QUYÊN (939-965) sera vainqueur de la plus grande bataille de la révolution vietnamienne,
BACH DANG GIANG, qui libéra le peuple du joug chinois.

A l’époque, les entraînements avaient lieu dans le cadre familial et scolaire selon des règles très strictes, mais le VÕ se développait laissant son caractère secret compte tenu des circonstances politiques et connu trois périodes de divulgations : sous la dynastie des TIEN LY (1009-1073), sous la dynastie des TRAN (1225-1400) et sous la dynastie des QUANG TRUNG.

Dans le courant de ces trois périodes, l’art martial vietnamien rejoignit une place aussi importante que la littérature dans l’enseignement national. Les doctorats ès Arts Martiaux furent créés et, en même temps, l’Université Royale des Arts Martiaux fut ouverte, GIANG VÕ DUONG.

Malheureusement sous la dynastie des NGUYÊN (1802-1945) et durant la colonisation française (1883-1945) le VÕ fut délaissée et fut considérée comme une pratique subversive par l’administration coloniale. C’est pourquoi, il dut se pratiquer à l’abri des regards ce qui provoqua le développement séparé de différentes écoles afin de conserver une large discrétion mais également afin d’éviter une localisation par le pouvoir colonial en place.

Ces écoles empruntèrent souvent des noms de régions du Vietnam : Võ Bac Ninh (au nord), Võ Quang Binh (au centre),
Võ Binh Ðinh (au centre-sud).

Durant toute la période du début du XXème siècle, bien que dans l’ombre, l’Art Martial Vietnamien restera très actif quant à la formation des combattants. Après l’indépendance du pays, en 1945, plusieurs regroupements d’arts martiaux se formeront au nord, comme au centre et au sud. Toutefois, dû aux évènements, les entraînements resteront encore très discrets.

Les écoles présentes au Vietnam étaient :
. Au nord, les écoles traditionnelles de Võ Phai Bac Hà : Vât Liêu Doi (lutte traditionnelle), Nam Hong Son, Võ Vi Nam,
Võ Nhât Nam, Võ Tông Hop.
. Au centre, les écoles Võ Binh Ðinh : Võ Tây Son, Võ An Thai, Võ An Vinh, Võ Nhà Chùa, Võ Thanh Long.
. Au sud, les Maîtres Châu Quan Ky, Hàn Bai et Lai Quy formeront l’association d’Arts martiaux Sino-Vietnamiens,
le Tinh Võ Hôi.

En même temps les écoles vietnamiennes se regroupent dans le Võ Phai Nam Bô : Võ Tân Khanh, Võ Thât Son, Thiêu Lam Hong Gia, Võ Lam Son, Côn Luân, Nam Tông…

Depuis 1975 les arts martiaux du Vietnam sont regroupés au sein de la Fédération de Võ Cô Truyên (arts martiaux traditionnels).

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